Auras, corps subtils, chakras

Je vous offre quelques extraits des livres de Michel Coquet qui fut un de mes guides pendants de nombreuses années et auquel j'ai eu la chance de vivre de trés belles expériences dans le sud Inde, ainsi que ma rencontre avec  Daniel Meurois et Anne Givaudan, originaire tout comme eux de la région Lilloise !

Auras, corps subtils et chakras

Les diverses traditions spirituelles du monde entier, et, parmi elles, la philosophie et la spiritualité indiennes issues du yoga, nous enseignent que l’homme n’est pas seulement constitué d’un corps physique, mais aussi de corps énergétiques, dont l’ensemble est appelé traditionnellement « corps vital » ou encore « corps astral ».

C’est ce corps énergétique qui effectue le lien entre l’âme et le corps physique de l’individu. C’est d’ailleurs, chez une personne, le détachement du corps vital du corps physique qui est cause de sa mort physique.

De chacun des corps subtils dont l’ensemble compose le corps « énergétique » (ou « vital » ou « astral ») de l’individu émane une « aura », qui est en quelque sorte le révélateur de l’état de santé du corps subtil auquel elle est liée.

Chaque corps subtil est alimenté en énergie par l’un des sept chakras situés le long de la colonne vertébrale, ou plutôt de sa contrepartie éthérique, traversée par le « méridien d’énergie » (= nadi) majeur auquel la tradition indienne, représentée par le yoga, a donné le nom de Sushumna.

La pensée, la philosophie et la spiritualité à l’origine de cette conception énergétique du corps de l’homme ont exercé une influence fondamentale sur d’autres domaines, notamment sur celui de la médecine et de la santé.

C’est en effet sur le corps vital du sujet, traversé de méridiens d’énergie, qu’agissent l’ensemble des médecines énergétiques, comme l’acupuncture ou le magnétisme, ainsi que la majeure partie des médecines naturelles, comme l’homéopathie ou encore la phytothérapie.

 

 

Rappelons que nous allons principalement utiliser dans ce dossier (à quelques exceptions près) des termes et des concepts forgés par la pensée indienne afin de décrire les réalités subtiles au fondement de l’existence de l’être humain, mais que l’usage de ce vocabulaire emprunté à cette Tradition particulière ne doit pas faire illusion : la sagesse indienne n’a pas eu le monopole de la science des chakras, des corps subtils et des auras.

Bien d’autres peuples, d’autres sagesses et d’autres traditions ont eu connaissance des réalités que se sont attachés à décrire les sages de l’Inde, comme, par exemple et pour ne citer qu’elles, les traditions égyptienne, chinoise et amérindienne.

Nous ne rappellerons jamais assez que c’est la « chose » qui compte, et non le « mot », lequel ne pourra jamais remplacer le contact direct, au travers de l’expérience vécue, avec la réalité à laquelle il renvoie.

Les auras

Tous les grands maîtres issus de diverses traditions (aussi bien orientales qu’occidentales) ont pris conscience que l’homme n’était pas seulement constitué d’un corps physique, mais d’autres corps, appelés « corps énergétiques » ou « corps subtils », de chacun desquels émane une aura.

Les auras sont des radiations énergétiques invisibles à l’œil physique (mais perceptibles par « l’œil du clairvoyant » ou encore par ce que la Tradition a dénommé le « troisième œil ») qui circonscrivent le corps matériel d’un individu.

Dans le langage courant, on ne fait pas la distinction entre les différentes auras ; c’est pourquoi l’on emploie très fréquemment, si ce n’est exclusivement, le terme au singulier, parlant alors de « l’aura d’une personne ».

Le nombre exact des auras varie en fonction des traditions, sans doute parce qu’il est difficile de les délimiter avec précision, tout comme il est difficile de séparer nettement les couleurs de l’arc-en-ciel, dans la mesure où la variation d’intensité du faisceau lumineux qui permet de passer de l’une à l’autre est continue, et non discontinue.

Si nous nous en tenons à la classification qui est le plus généralement admise pour décrire les auras, notons qu’il y a, dans l’ordre croissant, c’est-à-dire en partant de l’aura la plus dense, « située » juste après le corps physique :

 

1) L’aura éthérique

2) L’aura astrale

3) L’aura mentale

4) L’aura causale

5) L’aura de vitalité divine

6) L’aura d’esprit divin

[ Extrait du livre de Daniel et Anne MEUROIS-GIVAUDAN, Les Robes de Lumière, lecture d’aura et soins par l’esprit]

Chaque aura supérieure circonscrit l’aura inférieure, à la manière dont la coquille d’un œuf circonscrit le blanc qu’elle contient, qui, à son tour, circonscrit le jaune, qui lui-même contient l’embryon (on parle d’ailleurs, pour qualifier l’ensemble des auras, d’ « œuf aurique »).

Selon cette conception les auras contiendraient l’ensemble des informations concernant une personne, aussi bien au plan physique (la lecture d’aura permet par exemple de déceler des blocages énergétiques, lesquels s’expriment le plus souvent par des maladies), qu’aux plans émotionnel, mental et spirituel.

L’autre image que l’on pourrait emprunter pour décrire la manière dont les différentes auras se présentent les unes par rapport aux autres est celle des poupées russes : le corps physique serait la plus petite des poupées, tandis que l’aura d’esprit divin serait la plus grande.

Nous ne pouvons dire que peu de choses en ce qui concerne les deux auras supérieures que sont l’aura de vitalité divine et l’aura d’esprit divin, avec leurs corolaires (les corps de vitalité divine et d’esprit divin), car ceux qui parviennent à les activer et à les développer sont très rares.

En effet seuls des saints (ou des très grands maîtres spirituels) peuvent dire les avoir développées : il est donc difficile de pouvoir en parler de manière exhaustive.

Pour approfondir la connaissance des auras et s’initier à leur méthode de lecture (présentée de manière très claire, à l’aide de termes transparents et exempts de toute connotation faussement mystique), dans le but de pouvoir par la suite être en mesure d’établir un diagnostic thérapeutique, nous recommandons vivement la lecture de Les Robes de Lumière, lecture d’aura et soins par l’esprit, de Daniel et Anne MEUROIS-GIVAUDAN.

Les corps subtils

Les auras, dont nous venons de parler, représentent la manifestation plus ou moins tangible des « corps subtils », dont elles sont l’émanation.

Il faudra donc faire attention à ne pas confondre l’aura éthérique et le corps éthérique, l’aura astrale et le corps astral, l’aura mentale et le corps mental et ainsi de suite…

L’aura représente donc en quelque sorte la fiche de santé du corps subtil dont elle émane, dans la mesure où elle reflète parfaitement son état et que c’est par son intermédiaire que celui-ci peut se prêter à l’observation.

Les « corps subtils » sont des « corps énergétiques » (donc non « matériels », la matière n’étant autre qu’une densification des énergies subtiles) qui déterminent et reflètent notre état général, aux plans aussi bien physique, qu’émotionnel, mental et spirituel.

Ils sont « situés à l’intérieur » (s’il est permis d’utiliser cette expression pour évoquer des réalités immatérielles, et donc non situées dans l’espace physique) du corps physique et se présentent dans un ordre croissant inverse à celui des auras en ce qui concerne leur étendue : autrement dit, plus l’aura est étendue, plus le corps subtil dont elle est l’émanation est petit.

Si l’on se propose de présenter et de classer ces corps en suivant un ordre croissant (du moins étendu au plus étendu), ils apparaîtront dans l’ordre suivant (chaque corps plus petit étant imbriqué dans le corps plus grand, toujours en suivant le même principe des poupées russes) :

1) Le corps d’esprit divin

2) Le corps de vitalité divine

3) Le corps causal

4) Le corps mental

5) Le corps astral

6) Le corps éthérique

7) Et enfin le corps physique

 

Le corps d’esprit divin

C’est le noyau de notre Être, l’ « espace » où il est possible de rencontrer Dieu et de faire l’expérience de la divinité. Il se localiserait dans le centre du cœur.

Il est d’ailleurs très intéressant de noter que Platon, dans le Timée, écrit que le lieu de résidence de l’âme dans le corps humain se situe en réalité dans le cœur et non dans la tête.

C’est donc par l’intermédiaire du cœur et du sentiment qui lui est associé, à savoir l’Amour, que l’homme est relié au divin. A ce propos, Daniel et Anne MEUROIS-GIVAUDAN notent, dans le livre déjà cité (Les Robes de Lumière, lecture d’aura et soins par l’esprit) que c’est pour cette raison que les religions ou les spiritualités nous prescrivent de développer l’intériorité et nous disent de « chercher la Vérité ou Dieu en nous même ».

Le corps de vitalité divine

Pour les raisons que nous avons exposées plus haut en parlant des auras, nous ne pouvons pas dire grand’ chose de ce corps, si ce n’est que ceux qui parviennent à l’activer (et, avec lui, l’aura qui en émane) sont parvenus à développer une extraordinaire énergie d’amour et d’abnégation de soi.

Le corps causal

Ce corps se présente, à l’œil du clairvoyant, comme une sorte de « carte d’identité » de la personne, qui, comme sont nom l’indique, le met en rapport avec le monde des « causes » qui font de l’être humain ce qu’il est (personnalité, qualités de tout genre et organisme physique).

La découverte de ces causes fait généralement remonter au passé lointain de la personne (à l’une ou plusieurs de ses vies antérieures) : en effet, le corps causal, selon les sages orientaux, contiendrait en quelque sorte la mémoire de l’ensemble des événements vécus au cours des incarnations successives de l’individu.

La notion de cause impliquant celle d’effet, c’est dans le corps causal que se trouve l’origine de certaines caractéristiques propres de la personne, ainsi que de certains troubles profonds (physiques et psychiques) dont elle pourrait souffrir.

C’est à ce corps qu’est associé en Orient la notion de « karma» (ou loi de cause à effet), loi selon laquelle tout acte moralement qualifiable produit un fruit qui aura des répercussions dans la vie future de la personne qui a commis cet acte.

Certaines maladies (dites « karmiques ») peuvent trouver leur origine dans ce corps. Pour les guérir, il conviendra alors de faire un profond travail sur soi (travail de pardon) pour effacer les conséquences que des actes « mauvais » ont pu avoir sur notre vie présente (le « mal » étant conçu dans cette perspective comme ce qui est générateur de souffrance pour les autres, mais aussi pour soi-même).

Le corps mental

C’est dans ce corps que prennent forme toutes les pensées émises par une personne.

Le corps mental (et l’aura qui lui est associée, l’aura mentale) révèle donc la manière dont pense une personne.

Une pensée a donc une « consistance » énergétique, et, lorsqu’elle se répète et s’intensifie (par le bais du processus de focalisation, c’est-à-dire la concentration de l’esprit sur une image ou une idée), elle finit par se matérialiser. Il n’y a qu’à voir, au niveau le plus banal, l’influence que peut avoir sur le corps le fait de ne penser qu’à la maladie : très souvent, l’on finit par réellement tomber malade.

C’est pourquoi il est de la plus grande importance d’apprendre à maîtriser ses pensées, dans la mesure où elles déterminent notre devenir : c’est cet enseignement que les sages de l’Inde voulaient transmettre lorsqu’ils affirmaient que « l’homme devient ce qu’il pense ».

Ajoutons en fin que c’est sur ce corps qu’agissent ceux qui s’adonnent à la pratique de la « pensée positive » (voir à ce sujet notre dossier sur La pensée positive).

Le corps astral

C’est le corps où naissent et s’établissent l’ensemble de nos émotions.

Ce corps est, après le corps éthérique, le plus proche du corps physique. C’est pourquoi son influence sur ce dernier est quasi-directe, ce qui signifie qu’une émotion positive génèrera presque instantanément une sensation de bien-être dans le corps, alors qu’une émotion négative, surtout si elle est refoulée et répétée, sera génératrice de trouble physique, voire, si elle n’est pas évacuée, de maladie.

Le corps éthérique

C’est le corps subtil le plus dense et, par conséquent, le plus étroitement en contact avec le corps physique.

C’est dans ce corps que circule le prana, ou "énergie vitale" (appelé chi en Chine et ki au Japon, et à la circulation duquel visent directement des disciplines comme le Qi Gong, le Taï-Chi-Chuan ou encore le kinomichi, pour ne citer que les plus diffusées en Occident), à travers des méridiens énergétiques (sur lesquels agissent les aiguilles d’acupuncture) appelés en Inde les nadis.

Le corps éthérique représente le corps physique en puissance, dans la mesure où, énergétiquement, il en épouse intérieurement exactement la forme (tout comme son aura en épouse parfaitement la forme extérieurement).

En outre, dans la mesure où il lui est étroitement lié, dès que le flux de l’énergie vitale circulant dans le corps éthérique est entravé, ce blocage se répercute immédiatement sur le corps physique sous forme de douleur ou de symptôme de maladie.

Pour approfondir l’étude de chacun de ces différents corps subtils procurer vous les livres d’Arthur Powell.

NB : Relations entre les corps subtils et interpénétration des auras

Cette présentation succincte des différents corps subtils et des auras qui leur sont associées nous permet de voir sur quels principes et quels fondements reposent les méthodes de soin holistiques (méthodes traitant l’individu en l’envisageant dans sa globalité, c’est-à-dire dans l’unité « corps-esprit ») et les médecines énergétiques (voir notre dossier à ce sujet).

Celles-ci nous permettent également de savoir, par l’observation empirique résultant de leur pratique, que chaque corps subtil supérieur exerce sur le(s) corps subtil(s) inférieur(s) une influence plus forte que le(s) corps subtil(s) inférieur(s) n’en exerce(nt) sur lui.

Ainsi, un travail sur le corps astral (correspondant à un travail sur les émotions, lequel peut s’effectuer par divers moyens : thérapie, psychanalyse, mais aussi écriture, activité corporelle…) aura une plus forte influence sur le corps éthérique et le corps physique qu’un travail sur le corps physique n’en aura sur le corps éthérique et le corps astral.

Aussi, pour prendre un exemple concret, faire des exercices physiques pour assouplir une partie du corps que l’on sent contractée permettra d’exercer une très légère action sur les émotions négatives qui sont à l’origine de cette tension, tandis qu’au contraire, un travail profond sur nos émotions négatives aura un effet thérapeutique très puissant qui nous permettra de guérir définitivement les douleurs et les tensions ressenties au niveau physique.

Mais l’idéal reste d’allier les deux (travail sur le corps et travail sur les différentes parties du psychisme – émotionnel, mental et spirituel), afin de respecter l’unité substantielle de la personne, et surtout car un travail de nature seulement émotionnel, mental ou spirituel, ne pourra jamais agir sur certaines fonctions du corps.

En ce qui concerne les auras, celles-ci, comme nous y avions fait allusion au début de ce dossier, ne se délimitent pas les unes par rapport aux autres de façon nette, mais s’interpénètrent. Ceci traduit donc au niveau « visuel » l’idée selon laquelle les différents corps sont en relation les uns avec les autres et interagissent entre eux, l’état de bonne ou de mauvaise santé de l’un influant et ayant des répercussions sur l’état de santé des autres.

Pour avoir plus de précisions à ce sujet, nous vous conseillons de lire Les Robes de Lumière, lecture d’aura et soins par l’esprit, de Daniel et Anne MEUROIS-GIVAUDAN.

Les chakras  

Les chakras (« chakra », en sanscrit signifie « roue ») sont des centres subtils se présentant en effet aux yeux du clairvoyant sous la forme d’une roue tournant sur elle-même et dont la fonction est d’assimiler l’énergie vitale (prana, chi ou ki) afin de la distribuer, non seulement dans le corps physique, mais aussi dans tous les autres corps subtils que nous venons de présenter.

Les chakras se situent aux points d’intersection des méridiens d’énergie (nadis) : aussi le nombre de chakras est-il très élevé (on en compte plusieurs milliers dans le corps, ou plutôt dans son équivalent subtil, à savoir le corps éthérique).

Voici la manière dont Michel COQUET, dans l’introduction de son livre Les Çakras, l’anatomie vitale de l’homme, présente ces centres d’énergie :

« […] nous avons pris comme point de départ [à notre étude] la grande loi cosmique qui veut que le corps physique soit l’exacte reproduction de son archétype vital. Ce corps est […] constitué d’un ensemble de fils d’énergie très finement entrecroisés. Lorsque plusieurs de ces filaments d’énergie se croisent au même endroit, cela crée un centre radiant de force concentrée que nous appelons un centre psychique et que les Orientaux nomment çakra (roue) ou padma (lotus) en raison du fait que, perçu par clairvoyance, un centre, s’il est inactif, ressemble à une simple roue, et s’il est actif, prend l’apparence d’une fleur de lotus épanouie et irradiante, constituée de plusieurs pétales, ces couleurs n’étant que les manifestations des taux de fréquence vibratoire de l’énergie des pétales du centre »

Michel COQUET in Les Çakras, l’anatomie vitale de l’homme

Ce sont ces centres de force où l’énergie vitale se concentre, que les méthodes de soin naturelles et/ou énergétiques (acupuncture, digipuncture – connue sous le nom de reiki au Japon, massage – shiatsu, etc). viennent stimuler, afin de dénouer les tensions justement liées au blocage du flux de l’énergie vitale (prana, chi ou ki) à ces différents endroits du corps.

Cependant tous les chakras ne sont pas dotés de la même importance, certains étant plus importants que d’autres, dans la mesure où ils se situent à des points où un nombre plus ou moins élevé de nadis s’entrecroisent.

Ainsi est-il possible de classer les chakras en deux catégories : d’une part, il y a les chakras principaux et, d’autre part, les chakras secondaires. Les premiers (correspondant à des points d’intersection d’un grand nombre de méridiens d’énergie) ayant une influence fondamentale aussi bien sur l’état de santé que sur l’évolution psycho-physique de l’individu, les seconds n’ayant qu’une importance relative.

Parmi les chakras principaux, sept sont dotés d’une importance capitale pour la santé et le développement de la personne, dans la mesure où ils président à son évolution sur tous les plans (physique, vital, émotionnel, sentimental, mental et spirituel).

Ces sept chakras se situent le long de la colonne vertébrale, ou plutôt de son équivalent subtil, à savoir le méridien énergétique central (dont la densification donne naissance à la moelle épinière, l’axe principal et fondamental dans la constitution de la personne) auquel la tradition indienne a donné le nom de Sushumna et le long duquel s’élève l’énergie de la Kundalini.

La Kundalini est une Energie Cosmique (c’est-à-dire reliant l’homme à l’Univers) située à la base du premier chakra et encore « en sommeil » chez une personne ordinaire, dont l’éveil permet la réintégration de la conscience humaine à la conscience divine. Il convient cependant d’être très prudent et de ne pas chercher à réveiller cette énergie à la légère : car, chez une personne non préparée à ce type d’expérience, les dommages causés pourraient être considérables.

Ces sept chakras se situent à des points où différents méridiens d’énergie (nadis) s’entrecroisent 21 fois.

Comme nous l’avons déjà dit, ces sept chakras ont une incidence aussi bien sur l’état de santé et l’évolution physiques de la personne, que sur son état de santé et son évolution psychiques. En effet, l’activation d’un centre à la fois stimulera certaines parties du corps (et les fonctions vitales qui leur sont associées) et engendrera, chez la personne en question, un changement d’état de conscience (qui lui-même aura des conséquences sur la personnalité et le caractère de cette dernière).

Ainsi, pour prendre un exemple, une personne souffrant souvent de problèmes au ventre aura de fortes chances d’avoir un tempérament sujet au stress et donc d’avoir un déséquilibre au niveau du troisième chakra (chakra responsable de la gestion les émotions).

Une stimulation et un rééquilibrage de ce chakra (lesquels s’effectueront par le biais d’une pratique thérapeutique énergétique, mais aussi par celui d’un travail psychologique sur les émotions), permettront de dénouer les tensions physiques ressenties au niveau de l’estomac (et de diminuer, puis de faire disparaître les douleurs physiques qui les accompagnent), tout en permettant au patient de se libérer des peurs (conscientes ou inconscientes) qui nuisent à sa tranquillité d’esprit.

Par conséquent, une action sur un chakra aura une incidence aussi bien sur le physique de la personne que sur son état psychologique.

A propos de cette relation entre chakra, état physique et état psychologique, Michel COQUET pose qu’il est possible de déduire à partir de l’état physique et psychologique d’une personne quel(s) chakra(s) sont en lui plus ou moins actifs. Voici ce qu’il écrit à ce propos dans l’ouvrage Les Çakras, l’anatomie vitale de l’homme, à la suite du passage précédemment cité :

« De même, chaque centre psychique s’est au cours du temps extériorisé physiquement sous la forme d’une glande endocrine (c’est-à-dire à sécrétion interne). Bien entendu, l’étude des glandes et le parfaite compréhension de leurs différentes fonctions ne permettront jamais de remplacer la connaissance acquise par la vision intérieure, mais il reste possible, en approfondissant la nature de nos pensées, en déterminant quelles sont nos qualités ou nos vices, nos tendances les plus secrètes, nos traits de caractères, nos idéaux, de définir, par la connaissance des qualités elles-mêmes, lesquelles sont à développer ou au contraire à régulariser. […]

Nous allons prendre un exemple très simple. Une personne hyper-active dans la vie quotidienne, toujours énervée, ne tenant jamais en place, très émotive de surcroît, mais ayant une bonne santé et une bonne ossature ainsi qu’une grande vitalité intellectuelle, pourra présumer avec un bon pourcentage de chance qu’elle appartient à la catégorie des hyper-thyroïdiens (il existe bien d’autres signes que chacun pourra découvrir). Dans un tel cas, il faut étudier et méditer sur le centre correspondant ou plutôt sur les qualités de sa nature (et non pas sur le centre lui-même), puis essayer de conformer sa vie et ses pensées au dessein du centre, qui ici sera le centre laryngé, afin de les harmoniser avec lui. Ainsi, en changeant la nature de nos pensées, nous pouvons remédier aux problèmes psychologiques et physiques, tant il est vrai que l’énergie suit la pensée […] »

 

Voici donc les noms que la tradition indienne donne aux sept chakras principaux :

- 1er chakra (chakra de base ou coccygien interne) : Mulhadara Chakra

- 2ème chakra ( chakra sacré): Swadvhishthana Chakra

- 3ème chakra (chakra solaire) : Manipura Chakra

- 4ème chakra (chakra cardiaque): Anahata Chakra

- 5ème chakra (chakra laryngé): Vishuddha Chakra

- 6ème chakra (chakra frontal) : Ajna Chakra

- 7ème chakra (chakra coronal) : Sahasrara Chakra

 

Chaque chakra, en tant qu’ « absorbeur » d’énergie, vitalise, lorsqu’il est stimulé, le corps subtil qui lui est associé, ce qui bien entendu, aura des répercussions sur la couleur et la forme de l’aura, puisque nous avons vu que celle-ci n’est autre que l’émanation « visible » d’un corps subtil.

Mulhadara Chakra (chakra de base ou coccygien interne)

Les glandes qui correspondent à la densification de ce chakra sont les capsules surrénales.

Physiquement, ce chakra préside au fonctionnement et à la bonne santé des reins, de l’appareil urinaire et de l’axe dorsal.

Psychiquement, ce centre nous permet de vivre dans l’état de conscience de dualité et, en tant que lieu où réside la Kundalini, il est le chakra d’où provient la force vitale.

Enfin le corps qui lui est associé est le corps physique, corps qu’il alimente et entretient.

Swadvhishthana Chakra (chakra sacré)

Les glandes qui correspondent à la densification de ce chakra sont les glandes génitales ou reproductrices.

Physiquement, ce chakra préside au fonctionnement et à la bonne santé de l’appareil de reproduction.

Psychiquement, ce centre nous permet de vivre dans la vie physique et matérielle en entretenant et en agissant sur nos instincts animaux.

Enfin le corps qu’il vitalise est le corps éthérique (corps vital).

Manipura Chakra (chakra solaire)

La glande qui correspond à la densification de ce chakra est le pancréas.

Physiquement, ce chakra préside au fonctionnement et à la bonne santé du foie, de la vésicule biliaire, de l’estomac, de la rate et du système nerveux.

Psychiquement, ce chakra, en tant que centre des désirs et des émotions, contrôle et entretient notre énergie émotionnelle et alimente la volonté de dévotion.

Enfin le corps qu’il vitalise est le corps émotionnel (corps astral).

Anahata Chakra (chakra cardiaque)

La glande qui correspond à la densification de ce chakra est le thymus.

Physiquement, ce chakra préside au fonctionnement et à la bonne santé du cœur, du système sanguin (système circulatoire) et du nerf vague.

Psychiquement, ce chakra est le centre de l’Amour-Sagesse et engendre la conscience de l’action à travers le groupe.

Enfin le corps qu’il vitalise est le corps causal.

Vishuddha Chakra (chakra laryngé)

La glande qui correspond à la densification de ce chakra est la glande thyroïde.

Physiquement, ce chakra préside au fonctionnement et à la bonne santé du système respiratoire et de l’œsophage.

Psychiquement, ce chakra est le centre de l’intelligence rationnelle (intelligence active), de la création à travers la parole et de la conscience de soi.

Enfin le corps qu’il vitalise est le corps mental.

Ajna Chakra (chakra frontal)

La glande qui correspond à la densification de ce chakra est la glande pituitaire, située à l’intérieur du cerveau.

Physiquement, ce chakra préside au fonctionnement de la partie inférieure du cerveau, de l’œil gauche et du système nerveux.

Psychiquement, ce chakra est le centre de la force d’âme, de la faculté d’intuition et de la clairvoyance.

Il correspond à ce que la tradition a parfois appelé « le troisième œil », car c’est en activant ce centre que l’on peut percevoir les énergies et les réalités subtiles.

Enfin le corps qu’il vitalise est le corps de vitalité divine.

Sahasrara Chakra (chakra coronal)

La glande qui correspond à la densification de ce chakra est la glande pinéale.

Physiquement, ce chakra préside au fonctionnement et à la bonne santé de la partie supérieure du cerveau et de la zone du corps située autour de l’œil droit

Psychiquement, ce chakra est le centre de la volonté spirituelle, ainsi que de la capacité de synthèse (entre l’humain et le divin, entre le matériel et le spirituel). L’activation de ce centre nous permet de sortir de l’état de dualité.

Enfin le corps qu’il vitalise est le corps d’esprit divin.

Pour terminer cette présentation générale des chakras, précisons que, même s’ils peuvent être classés en deux catégories, à savoir celle des chakras inférieurs (trois premiers chakras) et celle des chakras supérieurs ( quatre derniers chakras), les premiers alimentant ce que l’on pourrait appeler notre nature animale et égoïste, les seconds alimentant la partie qui fait de nous des êtres intellectuels et spirituels, il ne s’agit pas de privilégier l’activité des chakras supérieurs à celle des chakras inférieurs.

Car la bonne santé (physique, spirituelle et mentale) générale de la personne découle du fonctionnement harmonieux et équilibré de l’ensemble de ces centres de forces.

Pour conclure, nous voudrions insister sur le fait qu’il convient absolument de présenter cette théorie comme « scientifique », dans la mesure où elle fait système et est fondée sur l’observation directe des données de l’expérience.

Seulement cette observation ne s’est pas faite par les moyens et les méthodes d’investigation traditionnellement utilisés et reconnus comme seuls valides par la science occidentale (à savoir les instruments de mesure de données matérielles), mais par l’intuition directe (ou « observation intérieure »), qu’une pratique comme la méditation permet de développer considérablement.

Voici ce qu’écrit Michel Coquet à propos de la méthode d’investigation développée en Orient, et sur les deux voies d’approche, orientale et occidentale, du monde :

« Les Orientaux ont développé au cours des millénaires un esprit d’introspection et leur prérogative fut le pouvoir d’approfondir leur nature invisible et d’en percer les subtils secrets. Des siècles de régime strictement végétarien et d’ascétisme mystique leur ont donné un tempérament léthargique les prédisposant à la méditation et à la contemplation. Il n’est donc pas étonnant que notre frère oriental ait appris bien des choses que nous ignorons encore sur les fonctions de la contrepartie spirituelle de l’homme physique.

L’Occidental, quant à lui, agit moins par la méditation que par l’action et la réflexion. Son mental dynamique, voire turbulent, lui permet une approche de la connaissance plus rationnelle, ce qui contribua au développement de la science moderne.

[…] Ainsi, le rationalisme occidental a certainement contribué à éviter les excès d’un mysticisme fanatique, superstitieux, voire fantaisiste, et la contemplation orientale, même dans ses excès, a permis de démontrer de façon expérimentale la puissance de la volonté sur le corps et également de faciliter une étude approfondie de l’ontologie grâce au développement et à l’application de facultés psychiques et spirituelles comme moyens d’étude et d’introspection. Comme nous pouvons le constater, l’Orient s’attache (ou réagit) aux causes et aux forces (l’esprit), alors que l’Occident centre surtout son intérêt sur le monde phénoménal, celui des effets et des formes (les corps). »

Michel COQUET in Les Çakras, l’anatomie vitale de l’homme

Les livres sur la spiritualité

Les robes de lumière

Daniel MEUROIS, Anne GIVAUDAN
Le Perséa

Prix: 13,00 €

 

Lecture d’aura et soins par l'esprit Sans doute avons-nous tous, au moins une fois dans notre vie, entendu prononcer le mot d’ « aura », sans trop...

Lecture d'aura et soins par l'esprit

 

Les çakras (tome 1)

Michel COQUET
Dervy

  • Prix éditeur: 18,20 €
  • Prix: 17,29 €
  • Économisez: 0,91 € (5%)

 

L'Orient, mère des traditions du monde, a transmis depuis toujours une science secrète. L'un des sujets de cette science concerne les centres de force appelés "roues" ou...

L'Anatomie vitale de l'homme

 

Les çakras (tome 2)

Michel COQUET
Dervy

  • Prix éditeur: 18,30 €
  • Prix: 17,39 €
  • Économisez: 0,91 € (5%)

Les çakras et l'initiation


Les centres de force ou çakras sont étudiés dans une perspective moins théorique que pratique et essentiellement en rapport avec l'initiation. Les techniques... 

Les livres sur la spiritualité

Les robes de lumière

Daniel MEUROIS, Anne GIVAUDAN
Le Perséa

Prix: 13,00 €

Lecture d’aura et soins par l'esprit Sans doute avons-nous tous, au moins une fois dans notre vie, entendu prononcer le mot d’ « aura », sans trop...

Lecture d'aura et soins par l'esprit

 

38 votes. Moyenne 3.92 sur 5.

×